
Forum gothique Mélancolie gothique Forum de discussion sur la culture gothique et l'ésotérisme |
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| Auteur | Message |
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Myosotis Vampire connaisseur


   Age : 25 Inscrit le : 24 Nov 2006 Messages : 941 Localisation (réelle)/Location (real) : Alpes Maritimes Humeur du jour : Aucun
 | Sujet: Vos extraits favoris Mer 19 Déc - 22:26 | |
| Avez-vous des extraits de roman ou de poèmes, ou encore de chansons favoris? Je vous propose de nous les faire partager 
Voici le mien (ou du moins un de mes préférés):
| Citation: | _ C’est le ka, dit-il, tournant vers Eddie une expression patiente. _ Et c’est quoi, le ka ? (il entendit l’agressivité dans la voix d’Eddie.) Première fois que j’entends ce mot. A part que si tu le dis deux fois de suite, ça devient ce que les gosses disent pour désigner la merde. _ C’est un sens que j’ignore, répondit le Pistolero. Ici ka veut dire devoir ou destin, ou encore, dans l’usage courant, un endroit où tu dois te rendre. Eddie se débrouilla pour avoir l’air à la fois consterné, écœuré et amusé. _ Alors, dis-le deux fois, Roland, parce que, au gosse à qui tu parles, des mots comme ça n’évoquent pas autre chose que de la merde. |
Avez-vous trouvé d'où il venait? je pense que si vous avez lu le livre, la référence au ka sera évidente Réponse d'ici un jour ou deux si personne n'a trouvé !  _________________ Rêveuse |
|  | | Lily-Rose Nouvelle âme


   Age : 21 Inscrit le : 21 Déc 2007 Messages : 30 Localisation (réelle)/Location (real) : Aix en Provence Humeur du jour : Aucun
 | Sujet: Re: Vos extraits favoris Ven 21 Déc - 20:33 | |
| Myosotis --> les terres perdues de Stephen King !
Voilà mon extrait préféré :
Chapitre 21 :
C'est alors qu'apparut le renard. -Bonjour, dit le renard. -Bonjour répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien. -Je suis là, dit la voix, sous le pommier. -Qui es tu ? dit le petit prince. Tu es bien jolie ... -Je suis un renard, dit le renard. -Vien jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste ... -Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé. -Ah ! pardon, fit le petit prince. Mais après réflexion, il ajouta : Qu'est ce que signifie "apprivoiser" ? -Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches tu ? -Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est ce que signifie "apprivoiser" ? -Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ? -Non, dit le petit prince. Je cherches des amis. Qu'est ce que signifie "apprivoiser" ? -C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie "créer des liens ..." -Créer des liens ? -Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous auront besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde ... -Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur ... je crois qu'elle m'a apprivoisé ... -C'est possible, dit le renard. On voit sur la terre toutes sortes de choses ... -Oh ! ce n'est pas sur la terre, dit le petit prince. Le renard parut très intrigué : -Sur une autre planète ? -Oui. -Il y a des chasseurs, sur cette planète là ? -Non. -Ca, c'est intéressant ! Et des poules ? -Non. -Rien n'est parfait, soupira le renard. Mais le renard revint à son idée : Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me feront rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as les cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé ... Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince : S'il te plaît ... apprivoise moi ! -Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître. -On ne connaît bien que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi ! -Que faut il faire ? dit le petit prince. -Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près ... (...) Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche : -Ah ! dit le renard ... Je pleurerai. -C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise ... -Bien sûr, dit le renard. -Alors tu n'y gagne rien ! -J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé. Puis il ajouta : Va revoir les roses. Tu comprendra que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret. Le petit prince s'en fut revoir les roses. -Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde. Et les roses étaient gênées. -Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mis sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écouté se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose. Et il revint vers le renard : -Adieu, dit il ... -Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. -L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir. -C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. -C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose ... fit le petit prince, afin de se souvenir. -Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose ... -Je suis responsable de ma rose ... répéta le petit prince, afin de se souvenir.
Tout le monde aura reconnu le petit prince _________________
~¤ Severus Snape's girlfriend ¤~ |
|  | | Myosotis Vampire connaisseur


   Age : 25 Inscrit le : 24 Nov 2006 Messages : 941 Localisation (réelle)/Location (real) : Alpes Maritimes Humeur du jour : Aucun
 | Sujet: Re: Vos extraits favoris Ven 21 Déc - 21:03 | |
| C'est bien Stephen King, et c'est bien la Tour Sombre ! Par contre c'est le tome 2, les Trois Cartes 
Et ce passage du Petit Prince est vraiment superbe Je crois que je devrais le relire. une très belle leçon d'amour ou d'amitié. _________________ Rêveuse |
|  | | Gloomy_Siouxsie Nouvelle âme


   Age : 24 Inscrit le : 26 Déc 2007 Messages : 37 Localisation (réelle)/Location (real) : Lille Loisirs : création, shibari, bodmods Humeur du jour : Aucun
 | |  | | lilith's wasp Vampire souverain


   Age : 22 Inscrit le : 18 Sep 2006 Messages : 2268 Localisation (réelle)/Location (real) : ... je sais plus trop ... Loisirs : Me perdre Humeur du jour : Aucun
 | Sujet: Re: Vos extraits favoris Jeu 27 Déc - 0:57 | |
| Bah... Waow...
Je suis tout huluberlu (sisi on utilise encore ce mot) devant le passge du petit prince... Que je n'ai toujours pas lu... C'ets un passage que tout le monde connait, en tout cas cette histoire est ancrée à toute les mémoires, pour ceux qui souhaitent s'en rapeller, mais j'aime beaucoup la simplicité et l'innocence de l'écriture.
Gloomy_siouxsie, cette citation me fait un peu penser à l'histoire du petit prince aussi, il y'a des beautés "courantes", "communes", qu'on voit sans voir, comme les 100000 autres qui y sont identiques, et il y'a les beautés que l'on doit apprivoiser pour les découvrir...
Et l'inculte de la littérature se taira sur sa citation... Du titeuf ça rentre pas dans le topic?  _________________ Du néant nait la peur, de l'éphemere nait la passion, de l'éternité, les illusions. |
|  | | Wandering Romantic Soul Vampire torturé


   Age : 18 Inscrit le : 16 Déc 2006 Messages : 629 Localisation (réelle)/Location (real) : Sur la Colline des Roses. Humeur du jour : Vidé
 | Sujet: Re: Vos extraits favoris Jeu 27 Déc - 11:50 | |
| Je restais immobile, sans rien perdre de dessous mes cils, presque tremblant d'une voluptueuse impatience. La jolie femme s'avanca et se pencha sur moi, au point que je pus sentir son haleine m'envelopper. Le moment était doux, en un sens, d'une douceur de miel, et pourtant, j'en subissais une impression semblable à celle que j'avais subie en l'entendant rire - une harmonie tendre mais en même temps amère, insultante pour les sens, un peu comme si du sang s'était mêlé au miel. J'avais peur d'ouvrir les yeux et continuais à l'observer à travers mes cils. Elle se mit à genou et se pencha sur moi, m'entoura d'un regard d'envie. De tout son corps émanait une volupté qui me parraissait en même temps excitante et repugnante. Quand elle se pencha davantage, je pus voir qu'elle se lèchait les lèvres, comme un animal, à tel point qu'à la lueur de la lune je discernai nettement la salive qui lui brillait sur les lèvres et les dents. Lente, elle pencha davantage la tête, ses lèvres effleurerent les miennes puis glissèrent le long de mon menton et parrurent se diriger vers ma gorge. Elle observa un temps d'arrêt, et j'entendis l'horrible son de sa langue qui se lèchait dents et lèvres. Son haleine me brûlait la gorge dont la peau commença à frémir comme quand on voit s'approcher une main carressante. Je sentis le doux contact de ses lèvres sur ma peau et le contact de deux dentsaiguës qui semblaient attendre encore une seconde avant de mordre doucement. Je fermai les yeux, pris par un sentiment d'extase, et attendis, le coeur battant.
Bram Stoker - Dracula [ Journal de Jonathan Harker ] |
|  | | Lily-Rose Nouvelle âme


   Age : 21 Inscrit le : 21 Déc 2007 Messages : 30 Localisation (réelle)/Location (real) : Aix en Provence Humeur du jour : Aucun
 | Sujet: Re: Vos extraits favoris Ven 28 Déc - 15:10 | |
| Wandering Romantic Soul, mmmhhhhh très sexy cet extrait, j'adore !
lilith's wasp, oui il est superbe cet extrait ! Je te conseille vraiment de lire le petit prince, je l'offre à tous les gens que je rencontre et qui ne l'ont pas lut ! Je l'ai pour l'instant acheté 6 fois ! Il est très court ce livre en plus, je le lit à chaque fois que je suis vraiment triste et je pleure de plus belle.
Nouvel extrait : Encyclopédie du savoir relatif et absolu, tome V par Edmond Wells --> Bernard Werber
MIROIR :
« Dans le regard des autres, nous recherchons d’abord notre propre reflet. En premier lieu, dans le regard de nos parents. Puis dans le regard de nos amis. Puis nous nous mettons en quête d’un unique miroir de référence. Cela signifie se mettre en quête de l’amour mais, en fait, il s’agit plutôt de la quête de sa propre identité. Un coup de foudre s’avère souvent la trouvaille d’un « bon miroir », nous renvoyant un reflet satisfaisant de nous même. On cherche alors à s’aimer dans le regard de l’autre. Instant magique où deux miroirs parallèles se renvoient mutuellement des images agréables. D’ailleurs, il suffit de placer deux miroir face à face pour s’apercevoir qu’ils reflètent l’image des centaines de fois en une perspective infinie. Ainsi la trouvaille du « bon miroir » nous rend multiple et nous ouvre des horizons sans fin. Quel sentiment de puissance et d’éternité. Mais les deux miroirs ne sont pas fixes, ils bougent. Les deux amoureux grandissent, mûrissent, évoluent. Ils étaient bien en face l’un de l’autre au début, mais même s’ils suivent un temps des chemins parallèles, ils n’avancent pas forcement à la même vitesse et dans le même direction, ils ne cherchent pas non plus constamment le même reflet d’eux mêmes. Alors survient ce déchirement, l’instant où l’autre miroir n’est plus en face. C’est non seulement la fin de l’histoire d’amour mais aussi la perte de son propre reflet. On ne se retrouve plus dans le regard de l’autre. On ne sait plus qui on est. »
La première fois que j'ai lu ça c'était après une rupture et ma foi je dois dire que ça m'a aidé à voir les choses autrement !
Lilith's wasp n'a pas osé la citation de titeuf,moi j'en met une de garfield. Je suis une inconditionnelle. Ce chat a une âme gothique !
_________________
~¤ Severus Snape's girlfriend ¤~ |
|  | | endless-lost Vampire connaisseur


   Age : 18 Inscrit le : 27 Déc 2007 Messages : 885 Localisation (réelle)/Location (real) : France Loisirs : musique, lecture, écriture de mes poémes Humeur du jour : Aucun
 | Sujet: Re: Vos extraits favoris Sam 29 Déc - 19:55 | |
| Ce poéme est écrit de ma main ensanglantée (au sens figuré bien sûr). N'hésitez pas à faire des remarques dessus si vous en avez. Ansi pourrais-je sûrement m'améliorer. Tues-moi! Mes larmes s'écrasent sur le sol en silence. Tout me quitte, mes ailes, mon innocence Que mon bien-aimé m'a dérobé sans pitié, Il me les a arraché, puis écorché...
Mon impitoyable bourreau, mon prince adoré Que j'ai bénie, que j'ai passionément aimé. Toi, le plus beau, le plus merveilleux des anges Pour lequel je pries et chantes ces louanges.
Toi, l'idéal auxquel j'ai rêvé la nuit, Toi qui m'a rendu heureuse, puis m'a tué. Démon qui m'a laissée avec mes repentits, Des souvenirs qui ne cessent de me hanter.
Je t'implores à présent de déclencher ma mort, Je te supplies d'en finir et de m'achever, Je te demandes de me crucifier Au lieu de me torturer avec mes remords.
S'il te plaît bien-aimé, pardonnes mes erreurs Car loin de toi, je culpabilises et me meurs, Car loin de toi, j'agonises et je suffoques, Je hais ma vie, ma personne, mon époque.
Je me mets lentement à genoux face à toi, Te récites mes dernières oraisons, Te dis mes regrets pour la dernière fois. Tu es mon amour, mon poison, ma raison.
Déjà, je prends ta main, l'embrasses tendrement, Je la mouilles de ma douleur, de mon chagrin, Prononces des paroles, des mots anodins Articules mes rêves candidement.
Maintenant, prends cette belle et splendide dague. Ma main, mes doights, il faut que tu les élagues Afin d'éradiquer ces projets, cette bague, Réfuter ces espoirs pour lesquels je divagues.
Effaces-toi de ma mémoire, enfuis-toi! Avant que, dans le désespoir, je me noies Pour ces contes de fées dans lesquels j'ai la foi, Pour cette affection, ces sentiments sournois.
Damnes-moi pour avoir été trop naîve, Condamnes mon âme imaginative! Délivres-là sans attendre car elle est ivre De toutes ces illusions perdues qui l'enivrent
_________________ "Je n'y croyais pas, je n'y croyais plus, pourtant tu as dis: je t'aimes! Et ces mots vinrent à moi comme une douce et réconfortante lumière. Je t'aimes aussi! " |
|  | | Myosotis Vampire connaisseur


   Age : 25 Inscrit le : 24 Nov 2006 Messages : 941 Localisation (réelle)/Location (real) : Alpes Maritimes Humeur du jour : Aucun
 | Sujet: Re: Vos extraits favoris Jeu 3 Jan - 15:58 | |
| L'encyclopedie du savoir relatif et absolu, une vraie petite merveille ! Ca regorge de petites anecdotes et reflexions, j'adore
@ endless-lost: Joli poeme, mais je te conseille pour qu'il soit plus apprecie, de le publier dans la section "Vos oeuvres" plutot que celle ci. _________________ Rêveuse |
|  | | mOon_shadow Nouvelle âme


   Age : 17 Inscrit le : 22 Déc 2007 Messages : 17 Localisation (réelle)/Location (real) : France Humeur du jour : Aucun
 | Sujet: Re: Vos extraits favoris Jeu 3 Jan - 17:48 | |
| Un extrait du poéme La Nuit de Mai d'Alffred de Musset : "Les plus déséspérés sont les chants les plus beaaux,/ Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots." |
|  | | Ara Âme Damnée


   Age : 21 Inscrit le : 29 Déc 2007 Messages : 278 Localisation (réelle)/Location (real) : File Not Found Humeur du jour : Aucun
 | Sujet: Re: Vos extraits favoris Jeu 3 Jan - 21:36 | |
| Une petite perle rare, à déguster lentement au vu de son âge. Je pense bientôt ouvrir un sujet sur cet auteur hélas méconnu de beaucoups...
Quand Philis chaque jour inventait quelque outrage Quand Philis chaque jour inventait quelque outrage Pour troubler mes désirs et mon contentement, Il semblait qu'à l'envi d'un si rude tourment Mon amour augmentait sa fureur et sa rage.
Maintenant que le ciel a calmé cet orage, Qu'elle brûle pour moi d'un vif embrasement, Les visibles ardeurs de son feu véhément, Au lieu de m'enflammer, me glacent le courage.
Ses yeux ont beau pleurer, ils ne m'émeuvent point, Et déjà le destin m'a réduit à ce point Que toutes ses faveurs déplaisent à mon âme.
Voyez comme l'amour abuse les esprits : Son mépris autrefois a fait croître ma flamme Et sa flamme aujourd'hui fait croître mon mépris.
Claude Malleville, 1596, 1647. |
|  | | endless-lost Vampire connaisseur


   Age : 18 Inscrit le : 27 Déc 2007 Messages : 885 Localisation (réelle)/Location (real) : France Loisirs : musique, lecture, écriture de mes poémes Humeur du jour : Aucun
 | Sujet: Re: Vos extraits favoris Lun 14 Jan - 20:12 | |
| A Myosotis: Alors, je vais suivre ton conseil!  _________________ "Je n'y croyais pas, je n'y croyais plus, pourtant tu as dis: je t'aimes! Et ces mots vinrent à moi comme une douce et réconfortante lumière. Je t'aimes aussi! " |
|  | | Lux Obscura Eat shit and die!!!


   Age : 24 Inscrit le : 15 Juin 2007 Messages : 4002 Localisation (réelle)/Location (real) : dans mon royaume rouge et noir... Loisirs : Dessin, peinture, photographie...et rire !! Humeur du jour : Romantique
 | Sujet: Re: Vos extraits favoris Lun 28 Jan - 19:56 | |
| Un poème magnifiquement tourmenté Ara...j'aime beaucoup ! Hélas, je fais partie de ceux qui ne connaissent pas cet auteur... :no: A mon tour de vous présenter un extrait...
EL DESDICHADO
Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé, Le prince d'Aquitaine à la tour abolie : Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé, Porte le Soleil Noir de la Mélancolie.
Dans la nuit du tombeau, toi qui m'as consolé, Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie, La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé, Et la treille où le pampre à la rose s'allie.
Suis-je Amour ou Phébus ?...Lusignan ou Biron ? Mon front est rouge encore du baiser de la reine; J'ai rêvé dans la grotte où nage la syrène...
Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron : Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.
Gérard de Nerval (1808-1855) _________________
DEESSE FREYA OBSCURA BIBICHE D'AMOUR LUXUEUX (dixit Mondaye !) alias LUX/LUXETTE MUSCLORA/OBSCURAMOUR/OBSCOUROUNETTE !!!THE DEVIL IS FEMALE |
|  | | Ara Âme Damnée


   Age : 21 Inscrit le : 29 Déc 2007 Messages : 278 Localisation (réelle)/Location (real) : File Not Found Humeur du jour : Aucun
 | Sujet: Re: Vos extraits favoris Jeu 24 Avr - 15:26 | |
| Nerval ! Ma chère, après une absence prolongée et amplement savourée par notre reine, vous me mettez les larmes aux yeux ! Voici une petite perle que je souhaiterais ardemment vous faire partager :
La foudre pleure son or, en de secs, fracas! Sur ma nuit détrônée par des soleils en transe. Claque un cataclysme flambant l'arborescence De mon corps inondé d'électriques ténias... Hurlez frénétiques Muses insufflez-moi Les flammées cataractes de la transcendance!
"Là-bas, brûlante tombe Ta pluie de phalènes ensemençant De gemmes d'hécatombe Les contrées rougies baignées d'âcre encens.
Pleure Nuit délétère De chaudes ondées d'incarnates cendres, Ensanglante l'éther D'essaims d'insectes aux fiévreux méandres!
Sourde va t'en flétrir L'ivraie viciée, ferment d'inanité, Abreuver d'elixir Toxique le sein de l'Humanité."
Blette flore de corps. Cloaque de chairs en putréfaction. Ventre lourd où s'endort, Un remous de plaies en décantation... Il faut noyer la peste Par la peste, qu'un acide expiatoire Issu des cieux infeste Nos citées dressées commes des crachoirs. |
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